Après le cholestérol, le "Burnoutstérol", moi j'aurai aimé avoir la chance de faire un burn out...

April 2, 2018

"Un burn out est l'expression directe du fait que vous avez atteint vos propres limites"
 

 

J'ai décidé ce mois-ci de travailler sur un thème fondamental de la dérive de notre société actuelle. Le Burn out, où plus précisément ce qui se cache derrière cette appellation, les tenants et les aboutissants de cette notion. Je tente un résumé de ma vision des choses et une approche personnelle et individuelle pour lutter contre ce soi-disant fléau.

Le plan  est le reflet de mon propre questionnement et raisonnement.

Début février 2018 s'est tenu à l'assemblée nationale la défense d'une proposition de loi par les députés LFI François Ruffin et Adrien Quatennes visant à faire reconnaître comme maladies professionnelles les pathologies psychiques résultant de l'épuisement professionnel ou plus comunément le burn out. Le texte a été rejeté.

Le texte est lisible intégral est consultable ici : http://www.assemblee-nationale.fr/15/pdf/propositions/pion0516.pdf
 

J'ai visionné toute la séance. J'ai pu observer Mr Ruffin répéter à trois ou quatre reprises qu'il défendait la reconnaissance professionnelle de pathologies psychiques reconnues qu'il ne défendait pas la reconnaissance du burn out comme maladie professionnelle car c'est impossible ! En effet le Burn out n'est pas considéré comme une maladie, donc c'est inutile de vouloir le faire reconnaître comme maladie professionnelle. Ce que les divers groupes représentatifs ont eu bien du mal a intégrer.

Ma conclusion flash : Heureusement que le "burn out"  et les Risque psychosociaux ne sont pas reconnus et j 'espère qu'il ne le seront jamais.

Explication dans mon développement. Attention, c'est long et pourtant c'est encore incomplet ! Bonne lecture

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PLAN


A - Connaître le contexte

0/ Définitions :

a) Risque psycho sociaux

b) Stress : 

c) Dépression

d) Trouble anxieux généralisé

e) Stress post traumatique

f) Le paradoxe

g) Le "burn out

h) Qui paye les pots cassés suite au burn out?

 

1/Quelles sont les maladies psychiques reconnues professionnellement en France.

2/ Burn out & Harcèlement

3/ A l'étranger, que se passe-t il ?

4/ Burn out, des chiffres clés

5/ Le rôle et les limites des Responsables RH ( phrases clés)

6/ Comment mettre fin à son calvaire de façon officielle, les conséquences ( Phrases clés)

7/ Quel est l'ordre historique des évènements ?

 

B - Et si burn out et Risques psychosociaux étaient reconnus

1/ Les avantages pour le salarié

2/ Les avantages pour la collectivité

3/ Les bases de références de la reconnaissance (selon Mr Ruffin)

4/ Les conséquences pour les entreprises (prévisions présumées)

5/ Les conséquences sur la victime (questionnements)

 

 

C - Interpréter les origines

Extraits

1/ Entre victimes et agresseurs, une mince frontière

2/ Tous égaux devant le burn out ?

 

D- Comprendre notre inégalité  psychique devant stress et souffrances

1/ Nos perceptions sont différentes

2/ conflit de valeurs: kézaco ?

 

E- Des solutions envisagées

1/ Extraits

2/ Mon point de vue

a) Le business du burn out

b) Pourquoi ce serait une erreur fondamentale de taille de prendre en charge le burn out

c) Mais alors quelles sont les solutions ?

 

F - CONCLUSION et quelques pistes de réflexions

 

Sources 

 

 

A - Connaître le contexte

 

0/ Définitions :


a) Risque psycho sociaux : Les risques psychosociaux sont définis comme un risque pour la santé physique et mentale des travailleurs. Leurs causes sont à rechercher à la fois dans les conditions d’emploi, les facteurs liés à l’organisation du travail et aux relations de travail. Ils peuvent concerner toutes les entreprises quel que soient leur taille et leur secteur d’activité.

 

b) Stress :  le stress est selon Richard Lazarus et Susan Folkman défini comme une « transaction entre la personne et l’environnement » dans laquelle la situation est évaluée par l’individu comme débordant ses ressources et pouvant mettre en danger son bien-être.
Crespy, 1984 : le stress est qualifié de générateur de pathologies. Mobilisation de l’organisme tout entier pour apporter une réponse à des agressions environnementales. Cette mobilisation, si elle est souvent imposée, va engendrer progressivement une usure et une dégradation des organes et fonctions concernées.
En fait, c’est la double-perception d’un état de divergence entre une demande d’adaptation à un moment donné et la capacité à y faire face. C’est une dépense d'énergie. Il peut être positif ou négatif.

 

c) Dépression :
État pathologique marqué par une tristesse avec douleur morale, une perte de l'estime de soi, un ralentissement psychomoteur.


d) Trouble anxieux généralisé : L'anxiété généralisée, aussi nommée trouble anxieux généralisé, est une affection psychiatrique, statistiquement plus fréquente chez les femmes et chez les jeunes adultes3. Elle se caractérise par des manifestations physiques paroxystiques sur fond d'anxiété permanente. Les aspects psychologiques ou leurs équivalents somatiques sont nombreux et variés, l'anxiété et l'inquiétude excessive concernant plusieurs situations ou événements. Elle se caractérise notamment par la présence constante d'inquiétudes difficilement contrôlables.

 

e) Stress post traumatique : Le trouble de stress post-traumatique est une réaction psychologique consécutive à une situation durant laquelle l'intégrité physique et/ou psychologique du patient et/ou de son entourage a été menacée et/ou effectivement atteinte (notamment accident grave, mort violente, viol, agression, maladie grave, guerre, attentat). Les capacités d'adaptation (comment faire face) du sujet sont débordées. La réaction immédiate à l'événement aura été traduite par une peur intense, par un sentiment d'impuissance ou par un sentiment d'horreur.

 

f) Le paradoxe : Ces trois dernières pathologies sont identifiées comme maladies connues mais pourtant déniées et non reconnues professionnellement.

 

g) Le "burn out", n'est pas considéré comme "une maladie", mais comme "un ensemble de symptômes". C'est une situation de stress chronique prolongé qui, à force de durer, finit par éroder les ressources des individus. Les causes générales invoquées sont d'ordre professionnel : En 40 ans nous sommes passés d'une période d'un labeur manuel à un labeur intellectuel intense. La charge intellectuelle, sociale et émotionnelle du travail s’est accrue. Le travail est devenu plus intensif et la tension s’est développée. On fait bien plus appel à l’individu sur le plan personnel. On doit davantage collaborer, expliquer, se réunir, planifier et résoudre des conflits… Et ce n’est pas prêt de s’arrêter. En plus, on est censé être disponible par gsm à tout instant de la journée. Enfin, la situation à la maison a sérieusement changé. On attend encore de nous que l’on s’implique après le bureau.
"Le burn out est à 100% lié à l'activité professionnelle !". C'est forcément faux. Qui peut définir que la cause n'est pas simplement liée à des choix personnels ?
Contrairement à une idée très largement répandue, le burn-out n’est pas toujours lié à la charge de travail des personnes. On peut travailler beaucoup et ne jamais se retrouver en situation d’épuisement professionnel.

 

h) Qui paye les pots cassés suite au burn out?
L'argent public, collectivités, sécurité sociale et Assédics

1/ Quelles sont les maladies psychiques reconnues professionnellement en France.
Le tableau des maladies pro ici : www.inrs.fr/publications/bdd/mp.html
Observations :
Les risques psychosociaux (RPS) sont hors tableaux
Le liens des maladies reconnues avec l'épuisement professionnel ? Aucun dans ces tableaux
Les troubles psychiques, pour être reconnus, doivent notamment être soumis à l'avis d'un comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles (CRRMP).

 

2/ Burn out & Harcèlement
Le harcèlement moral au travail se définit par une conduite abusive (des gestes, des paroles, des attitudes, des comportements...) qui porte atteinte, par sa répétition et sa systématisation, à la dignité, ou à l'intégrité physique ou psychique d'une personne. Une conduite qui va dès lors mettre en péril l'emploi de cette personne ou dégrader le climat de travail.
La différence essentielle entre le burnout et le harcèlement c’est que le premier ne nécessite pas obligatoirement l’intervention d’une tierce personne.
Un professionnel consciencieux,  désireux de bien faire, coincé dans un driver « sois parfait » va s’épuiser tout seul en se surchargeant de tâches plus ou moins utiles à l’exercice de sa profession, alors qu’il lui sera tout à fait impossible de se harceler lui-même.
D’autre part, statistiquement le harcèlement mène plus souvent à la dépression qu’au burnout. Ce qui signifie que le burnout est parfois la conséquence d’une situation de harcèlement.

 

3/ A l'étranger, que se passe-t il ?
Les États-Unis sont le seul pays industrialisé de la planète à ne pas garantir par la loi une période minimum de congés payés dans les secteurs publics et privés. Ils se disent fatigués.
En Russie, même si le problème est moins médiatique, il existe tout autant, par exemple : https://www.hse.ru/data/2015/03/12/1094465382/Presentation_Why%20Russian%20Phisicians%20Burnout.pdf
En Inde, pareil, un autre domaine d'activité en exemple : https://pdfs.semanticscholar.org/3848/24576d1ad4ab6d02ca8b3110f054d33ef4e2.pdf
En Belgique, les RPS sont reconnus. Plus de 83000 cas reconnus en 2014. Les statistiques de l’INAMI montrent que les cas de dépressions et de burn-out ont plus que doublé, presque triplé, entre 2007 et 2014: on est passé de 29 112 à 83 155 cas par an. Il ne s’agit que des Belges sortis du marché du travail pour une période supérieure à un an et indemnisés par la Sécurité sociale.
Un site dédié existe même :
https://www.anact.fr/articles?date_filter_2%5Bvalue%5D%5Bdate%5D=&date_filter_3%5Bvalue%5D%5Bdate%5D=&field_themes_tid=16&field_categorie_article_tid=30&field_structures_tid=All

Bref, le burn out est mondial ! 


4/ Burn out, des chiffres clés
Je passe sur les chiffres morbides de la résultante extrême d'un burn out qui est le suicide (défenestration, arme à feu, immolation etc...) ou la destruction de la personnalité mentale, l'agression physique , verbale, etc...
Le groupe LFI de Mr Ruffin s'appuie notamment sur un rapport de l'Assurance maladie remis le 16 janvier dernier. Selon ce bilan, alors que 10.000 affections psychiques ont été reconnues comme accidents du travail en 2016, seules 596 ont été identifiées comme maladies professionnelles.
Selon les chiffres de la Cnam, les demandes de reconnaissance en maladie professionnelle ont été multipliées par plus de 7 depuis 2012.
En 2016 une loi a tenté d'améliorer la prise en compte de ces pathologies en faisant passé le taux exigé pour être reconnu en maladie professionnelle de 25% à 10 % d'incapacité permanente partielle (IPP).
En 2012, l’Organisation internationale du travail chiffrait entre 3 % et 4 % du PIB des pays industrialisés le coût des effets négatifs du stress, “dont le burn-out est l’ultime phase.
L'Assurance Maladie vient ce 16 janvier de dévoiler des chiffres sur les accidents... psychiques*. En 2016, ils ont représenté 1,6% de l'ensemble. Une proportion faible, mais qui correspond tout de même à 10 000 cas par an.
En France, 3,2 millions d’actifs ont un risque élevé de faire un burn-out, ou syndrome d’épuisement professionnel ; soit 12% de la population active de l’Hexagone, selon une étude publiée par le cabinet de conseil en prévention des risques psycho-sociaux Technologia en janvier 2014

 

5/ Le rôle et les limites des Responsables RH ( phrases clés)
a) Défendre une éthique , e^tre conscient du problème et vouloir protéger ses équipes, dissimuler ses actions pour diminuer la souffrance de ses collègues.
b) N'avoir aucune considération, seuls les résultats comptent
c) Accepter la pression constante, "Sans fermeté et discipline il n'y a pas de résultats"
d) Protéger ses collègues c'est aussi se mettre seul en opposition des dirigeants et donc se mettre seul en possible burn out
e) Trouver le moyen de prouver l'efficacité d'un management bienveillant


6/ Comment mettre fin à son calvaire de façon officielle, les conséquences ( Phrases clés)
- Porter plainte, rupture conventionnelle, abandon de poste, démission, inaptitude
Porter plainte :Avantages : gagnez une somme compensatoir (selon des critères qui ne compenseront probablement pas votre état)
Désavantages : Longue procédure, avoir a payer en avance de fortes sommes à l'avocat, les dossiers étant très difficiles à monter pour plusieurs raisons notament la complexité de prouver le lien entre la maladie et l'activité professionnelle.
"Mentir ou simuler pour s'en sortir"
Supporter les conséquences financières d'une démission ou d'un abandon..

- L'avis médical: N'essayez pas, trop compliqué, vous pouvez essayer ceci ou cela.

 

7/ Quel est l'ordre historique des évènements ?
Le préventif est bien sûr mise en avant aujourd'hui ! MAIS Uniquement sous un angle professionnel pas personnel. Le repressif est lui aussi mis en avant, "les entreprises doivent payer selon le principe du "pollueur-payeur" et encore une fois sous un angle professionnel mais pas encore reconnu. Une fois le mal installé le curatif devient personnel et la prise en charge aussi. 

 

 


B - Et si Burn out et Risques psychosociaux étaient reconnus ?


Cela reviendrait à déclarer que le burn out est à 100% lié à l'activité professionnelle.
Ce qui est forcément faux.

 

1/ Les avantages pour le salarié
a) Imputabilité a l'employeur avec instruction par la caisse d'assurance maladie
b) Indemnités journalières, soins couverts, rente versée proportionnele au dommage causé, protection contre le licenciement et le cas échéantavec des indemnités doublées.
c) Reconnaissance de la souffrance du salarié, part importante de la guérison

 

2/ Les avantages pour la collectivité
a) Prise en charge à 97 % par les cotisations des employeurs
b) Les entreprises aux pratiques néfastes seront pénalisées,principe du "pollueur-payeur"

 

3/ Les bases de références de la reconnaissance ( selon Mr Ruffin)
Exposition à une organisation pathogène du travail pouvant comporter :
- Des exigences liées au travail trop importantes (surcharge de travail, rythme de travail, travail dans l’urgence, contraintes de délais, objectifs flous ou irréalisables, déséquilibre entre les objectifs et les moyens donnés) ;
- Exigences émotionnelles importantes ;
- Manque d’autonomie dans son travail ;
- Mauvais rapports sociaux et mauvaises relations de travail ;
- Conflits de valeur et travail empêché ;
- L’insécurité de la situation de travail (changements organisationnels, déménagements, incertitudes sur l’avenir, précarité du contrat) ;
- Engagement individuel poussé à l’extrême ;
- Harcèlement moral.


4/ Les conséquences pour les entreprises (prévisions présumées)
a) Une sélection et une cotation des entreprises les plus performantes en terme de bien être au travail.
https://www.cadremploi.fr/editorial/actualites/actu-emploi/detail/article/great-place-to-work-2018-les-entreprises-de-50-a-500-salaries-laureates.html


b) des sanctions pécuniaires en cas d'imputabilité prouvée car l'employeur est financièrement responsable de l'état de santé du salarié.


c) « Le patronat n’acceptera jamais de fixer par tableau les conditions d’une reconnaissance automatique du burn-out, une pathologie multifactorielle dont beaucoup considèrent encore qu’elle est due à une fragilité personnelle », précise Mme Keim-Bagot ( maître de conférences en droit privé à l’université Paris I-Panthéon Sorbonne)


d) Un ajout du burn-out dans les tableaux ou une reconnaissance complémentaire plus importante entraînerait indirectement une hausse du coût du travail.
« [Cette hausse] pourrait inciter les entreprises à agir préventivement, poursuit Me Pascal. Le taux de cotisation supporté par l’employeur pour le risque AT-MP est modulé en fonction de la “sinistralité” de l’entreprise : plus il y a d’accidents du travail et de maladies professionnelles, plus le taux de cotisation de l’entreprise est élevé. »


e) Didier Baichère, député LREM, DRH de profession: "l'entreprise est dans une logique financière, si vous ne faites que la taxer, elle va payer et puis c'est tout, sans se préoccuper du problème"

 

5/ Les conséquences sur la victime ( questionnements)
a) Son burn out est reconnu et pris en charge, cela lui permettra t il de se reconstruire ? L'argent servira t il vraiment à retrouver une psyché stable ?
b) Son environnment professionnel proche la regardera avec un oeil différent, bienveillant et malveillant, comment la situation évoluera t elle ?
c) Aura t elle les bons conseils pour guérir ?
d) Comment les futurs managers ou patrons de la victime réagiront ?
e) Comment son entourage proche va t il réagir ?
f) Logiquement la victime ne devrait plus jamais refaire un burn out, donc ne plus tomber dans un cycle récurrent, une boucle professionnelle qui se répète tous les2,3 ou 4 ans. Comment ?

 


C - Interpréter les origines

 

Extrait 1 : Le burn-out laisse des traces neurologiques. Il s’inscrit véritablement dans nos cerveaux, altérant certaines connexions. Même si toute la bonne volonté du monde est investie dans un accompagnement, si l’entourage soutient et encourage la personne touchée, les dommages vont mettre beaucoup de temps à se réparer.
Ils sont cependant réversibles.
La rémission passe par un travail approfondi sur soi, pendant des mois voire des années, accompagné de préférence par un professionnel de santé, mais pas obligatoirement. Il faut se comprendre, réhabituer le cerveau à écouter et à exprimer les émotions (qui sont des signaux d’alerte), et donc permettre à l’hémisphère droit de rétablir la communication avec l’hémisphère gauche. Cela passe par une hygiène émotionnelle impéccable : il ne faut rien stocker. Apprendre à s’écouter, à dialoguer avec soi, et à exprimer en toutes situations ses émotions de manière bienveillante pour ne pas les subir. Il faut aussi renoncer à retourner travailler dans les mêmes conditions qu’avant.
Apprendre à dire non. Apprendre à dire “je ne suis pas à l’aise avec ça”. S’autoriser à s’amuser. A prendre du repos. A être imparfait. A ne pas être “comme les autres”. S’accepter pour se reconstruire. Ce travail est le même que pour guérir du choc culturel inversé et des dépressions qui surviennent parfois chez certaines personnes revenues de l’étranger dont l’ancrage identitaire a été affaibli.
Le chemin est long, mais c’est correct, on est tous en chemin vers quelque part :-) Les problématiques liées au bien-être psychologique et à la mobilité vont prendre de plus en plus d’ampleur au vu des réalités de notre monde et de ses évolutions actuelles.
Géographe de formation, Anne-Laure Fréant est la fondatrice de retourenfrance.fr et l’auteur du Guide du retour en France 2016. Elle anime une communauté de 6000 personnes revenues de l’étranger sur les média sociaux, conseille quotidiennement ceux qui “reviennent d’ailleurs”, écrit des articles sur les intelligences atypiques, la mobilité, le travail de demain et anime aussi un podcast qui parle des “Z’atYpiques” !


Extrait 2 : Pour beaucoup, décrocher un job chez Google, c'est le Graal. La réalité serait pourtant plus nuancée. Dans un fil de discussion lancé sur le site américain Quora, des employés racontent la partie moins reluisante de leur entreprise.
1. Un management trop distant
Les managers ? "Pas assez qualifiés", voilà ce qu'annonce de but en blanc une salariée. "Le problème chez Google, explique une autre, c'est que les gens aiment y travailler car ils peuvent résoudre des problèmes techniques ardus - et ce sont en général des gens qui ne jugent pas très intéressant d'apprendre à développer leur intelligence émotionnelle. Ces gens-là sont promus à des postes de management - pas parce qu'ils savent diriger mais parce qu'ils sont malins ou bien parce que ça devient la suite logique de leur carrière. Donc il y a une couche d'individus brillants mais qui font d'horribles chefs. Pourtant, rien n'est fait pour y remédier car l'intelligence émotionnelle ou le "leadership adapté" ne sont pas pris au sérieux."

2. Une entreprise qui prend toute la place dans leur vie
Plusieurs se plaignent de la charge de travail écrasante, de la pression et de la culture du fameux mail envoyé à minuit ou deux heures du matin. "Je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui se mettait réellement en congés pendant les week-ends et les vacances. Vous n'entendrez pas les managers dire "Il faut travailler pendant vos vacances" mais ils instillent cette culture-là en le faisant. Je ne sais pas si Google n'embauche que des accros du boulot ou s'il crée cette addiction en nous. Mais j'ai vu trop de mariages se détruire, de collègues privilégier leur travail à leurs projets personnels ou de collègues devenir physiquement malades à cause du stress ou même pleurer au bureau. C'est ridicule et quelque chose doit changer", explique ainsi un employé.


1/ Entre victimes et agresseurs, une mince frontière
Les origines peuvent être multiples oui mais nous oublions l'essentiel, le facteur humain. Nous oublions les diverses personnalités et psychés qui composent notre monde humain. Celles-ci ne sont pas liées en premier lieu au facteurs environnementaux professionnels ( à part ceux des parents ou proches donc indirectement). Ils sont liés à d'autres facteurs propres à l'être humains, d'ordre biologique, physiologique, psychologique, pathologique et historique.
La victime d'aujourd'hui d'un burn out était probablement l'agresseur d'hier dans un autre domaine. Pourquoi l'employé d'un carrefour dénonce sa conditions de travail alors qu'il cautionne parfaitement l'exploitation d'enfant pour acheter des produits manufacturés que son enseigne vendra et qui lui permette de gagner son salaire.
Autre exemple, on oublie aussi que la réciproque est possible ! Un employé peut très bien créer un stress latent chez un manager et la loi lui est d'aileurs plus favorable surtout en matière de procection d'emploi même si l'employé est un fénéant avéré et entièrement responsable des faits qui lui sont repprochés. Un peu comme les locataires souverains par rapports aux propriétaires toujours malveillants...
 
2/ Tous égaux devant le burn out ?
Bien sûr que non. Réalisons que beaucoup d'individu supporte le stress ou la pression de façon aisée ou les percoivent d'une façon telle que cela les "rebooste". Le burn out d'un individu alpha n'est pas comparable à celui d'un individu béta car je le reprécise le burn out est multifactoriel dans son environnement professionnel mais surtout dans son environnement personnel. La motivation d'un alpha sera différente si sa femme est enceinte qu'un individu béta à qui on vient d'annoncer une maladie cardio vasculaire.

 

D- Comprendre notre inégalité  psychique devant stress et souffrances


1/ Nos perceptions sont différentes
Face à l'humiliation, la tyrannie, le harcèlement, la menace ou simplement la colère, nous ne réagissons pas tous de la même façon. Notre perception même est différente, notre relation intrinsèque aux souffrances est différente d'un individu à l'autre. Un manager motivé à motiver ses équipes sera  soucieux de tout et du travail bien fait mais si la seule motivation est l'argent c'est là que le bât blesse. L'oublie et l'enfouissement quotidien de nos valeurs intrinsèques, de nos émotions d'humains est en train de nous revenir en pleine face comme un boomerang. Ce type de management fonctionne un certain temps ou toute une vie. Mais nous avons tous besoins de "compenser" la charge et les conséquences émotionnelles de nos actes. Et c'est là où notre inégalité est flagrante. A certains suffiront des week-ends d'évasion, d'autres l'argent, d'autres ne supporteront absolument pas d'être mis à l'écart à cause par exemple de leurs talents ( je cite l'exemple des hauts potentiels, un cerveau en ébullition en continue mais une hypersensibilité de fond). L'inconscient de certains leur feront toutes sortes de rappels somatiques pour leur dire qu'ils bafouent leurs propres règles, leurs propres valeurs, celles même qui ont structuré leur mental.

 

2/ Conflit de valeurs, kézaco ?
Nous être humains avons développé au cours de notre histoire des valeurs de vie. Tuer son prochain c'est mal ! Ah oui pourquoi ? Encore dans certains pays, la question pourrait être légitime.
Aimer les gens ou aimer l'argent. L'argent évidemment, sinon comment vivre ? Là aussi pour certain c'est l'évidence même, et pourtant...
Conscience professionnelle et amour de soi. Je ne suis pas fier de mon métier, ca me dévalorise mais je fais juste mon job, on me paye pour cela...
Professionnalisme et honnêteté. Je sais que ce n'est pas correct d'utiliser cette pratique et ces stratagèmes mais ca rapporte et je vis de cela...
Inhumanité et éthique. Je les traite ainsi car ils ont besoin qu'on les encadre et qu'on les surveille, sinon le rendement n'est pas maintenu...
Pouvoir et intégrité. Je vous l'avait promis et j'ai fait mon maximum mais au final cela n'a pas été possible, je n'avais pas le choix, enfin pas vraiment...

 


E- Des solutions envisagées 
 

1/ Extraits
Extrait 1 : La prévention : le premier outil à la disposition du manager
Pour prévenir le burn-out, les professionnels de la santé au travail sont unanimes : la première chose à faire est d’instaurer un environnement de travail qui empêche son développement. « Certains styles de management sont plus susceptibles de déclencher des burn-out », affirme Lorraine Scherer, chef de marché Santé au Travail chez l'organisme de formation Comundi.
Malheureusement, les formations à la prévention du burn-out sont encore rares et pour l’instant réservées aux professionnels de la santé au travail. Une situation que Stéphanie Mannechez, psychologue du travail regrette : « il y a un vrai déficit de formation chez les managers dans la prévention des risques sociaux ». Un avis partagé par Laurent Karila.
En attendant que l’offre se développe, il y a quand même des choses à faire. « C’est à chacun d’avoir une démarche personnelle de prise de recul sur sa pratique managériale », estime Sabine Bataille, auteur de « Se reconstruire après un burn-out » (Inter Editions, 2014). Consultante et coach, elle préconise les formations en développement personnel, qui vont développer les qualités d’écoute d’un manager. « Des formations comme la process com’ vont permettre à un manager de mieux identifier les leviers de motivation des membres de son équipe, ainsi que leurs blocages »

Extrait 2 : De tous les termes associés à la fonction de manager, "à l’écoute" n’est pas forcément celui qui va venir en premier. Pourtant, une telle responsabilité n’implique pas seulement d’être autoritaire, directif ou efficace : pour tenir ses objectifs sur la durée, il doit être attentif au langage verbal de ses collaborateurs, comme au non verbal. Tour d’horizon des idées reçues du manager à l’écoute

Extrait 3 : Si la bienveillance est aujourd’hui une notion à la mode dans la pratique managériale, on trouve peu de formations spécifiques. Tous les formateurs s’accordent néanmoins à dire que le management bienveillant est indispensable et s’apprend, aussi bien par des formations, des exercices et de la bonne volonté.
 " ils apprennent que la bienveillance n’est pas antinomique de l’autorité"
"un manager peut être ferme dans ses positions sans jamais oublier de respecter ses collaborateurs"

Extrait 4 : En cinq jours on apprend déjà à se poser, gérer sa respiration, se recentrer, détendre sa masse musculaire, reprendre contact avec son corps, donc avec la confiance en soi… À chacun ensuite de consolider ces acquis par des exercices quotidiens. » Parmi les nouvelles cures thématiques, on peut ainsi goûter : aux séances multisensorielles inspirées de la méthode Snoezelen pour se recentrer et aux séances d’aqua-émotion pour dénouer les tensions (cure Échapper au burn-out à Dinard) ; à une séance de Music ô Relax sur matelas d’eau pour un lâcher-prise profond, à une marche méditative et aux modelages zen (cure Échappée Pleine Conscience à Quiberon) ; au programme homéopathie, ayurvéda, nutrition et coaching sur mesure (cure 1.2.3 Dé-stress au Grand Hôtel Thalasso Spa de Saint-Jean-de-Luz) ; à la sophrologie et à l’ostéopathie aquatique (cure No Stress Thalazur à Port-Camargue)…autre alternative consiste à s’immerger en pleine nature, une à plusieurs semaines, loin de toute agitation et de tout réseau WiFi, dans des lieux propices au calme et à la contemplation. Incontournables, les retraites de quinze jours en Inde ou dans l’Himalaya, axées sur l’ayurvéda, le yoga, la méditation et la gestion du stress - tels le Stress Management Program du Somatheeram Ayurvedic Health Resort au Kerala

 

2/ Mon point de vue
a) Le business du burn out

Le burn out devient, comme le cholestérol à une époque, un des maux de notre société que nous devons (soit-disant) combattre à coup de remèdes zens, formations diverses des managers, des exécutants, de rdv avec les psychologues, coachs en tous genres, des livres de performances pour devenir un pro de la gestion émotionnelle, un manager performant ....Les entreprises embauches des consultants, des DRH spécialistes en bien être professionnel ou encore des coachs en motivation....Des cures diverses apparaissent...Bref un vrai business ! Souvent on retrouve dans ces solutions les bonnes tentatives, celles axées sur "la reconnexion à nous-même". Celles qui vont nous recentrer sur nos émotions, ce que nous communique notre inconscient quand nous agissons.
Je laisse les solutions visant à proposer un break temporaire qui sont à terme complètement inutiles. Si vous êtes allergique à quelquechose et que vous n'en manger plus tout va bien, mais jamais vous en remanger une seule fois, votre allergie reviendra aussi sec.
Une formation pour développer une qualité d'écoute "stratégique" et non véritable. Cette compétence acquise servira a résoudre les conflits interne à l'équipe en question mais concernant le manager cela ne changera pas sa compassion ou son empathie. Apprendre la bienveillance...apprendre à respecter, apprendre à communiquer, apprendre à observer, apprendre la communication non verbale, apprendre les outils managériaux pour flatter, récompenser, motiver mais sans y croire vraiment...juste pour appliquer une méthode qui fonctionnen et va vous rapporter. Ce genre de formation on l'on vous apprend en fait à mettre un nouveau "masque stratégique anti émotions vraies". Les masques, le grand mal de notre société, le manque d'authenticité dans nos actions, nos décisions, nos propos...

 

b) Pourquoi ce serait une erreur fondamentale de taille de prendre en charge le burn out
Nos maux de psyché, nos états d'âme sont majoritairement la vraie source de nos problèmes professionnels. Ceux qui travaillent dans des conditions terribles pour vraiment survivre sont beaucoup moins nombreux et surtout n'ont vraiment pas le choix pour manger.   Les autres sont aptes à faire des choix de vie important mais prétextent tous type d'impossibilités avant d'admettre que c'est en fait qu'il ne veulent pas perdre leurs privilèges ou gagner moins d'argent. Soit parcequ'ils ont peur, soit parcequ'ils ne s'en sentent pas capables, ou encore car ils ont peu confiance en l'avenir, et bien d'autres raisons. Et ce qui est difficilement concevable est qu'ils sont prêts à se mettre en danger de mort juste pour conserver le rythme du flux monétaire qui rentre dans leur portefeuille. La Guadeloupe a elle même pollué ses sols de façon volontaire pour faire de l'argent, ils se sont eux même empoisonnés et même leurs déscendances. Combien d'exemple de ce type existent dans notre monde actuel. A une échelle mondiale, nous sommes en train de tuer notre planète à petit feu sans égards pour nos enfants et petits enfants et encore moins pour notre Belle Bleue.
Si nous ouvrons un robinet à prise en charge du burn out c'est la porte ouverte aux arnaques, aux mensonges, au fénéantisme, à la non remise en question car tout ceci existe déja. Mais le pire c'est la porte ouverte à un système où nous ferons supporter à tous, l'égoisme, le manque de recul, l'absence totale d'introspection, le manque de savoir, la passion de l'argent, la passion du pouvoir des autres et j'en passe. Ce serait un système d'une injustice folle.


c) Mais alors quelles sont les solutions ?

Certes d'abord extérieurement dans l'apprentissage du mieux être, du mieux se comporter, du moins juger et plus essayer de comprendre. Mais aussi et surtout intérieurement dans la vérité, dans l'acception de nos conditions d'être humains imparfaits, de nos dons divers et variés, de nos émotions, de nos valeurs, nos règles internes, notre éthique, de nos limites. Autoanalyse, introspection, tests de personnalités, recherche de dons et capacités, focus sur nos centres d'intérêts  et donc s'orienter vers ce qui nous rend vivant, nous anime, nous motive, nous donne du coeur à l'ouvrage. Nous l'avons vu plus haut : "se poser, gérer sa respiration, se recentrer, reprendre contact avec son corps, retrouver son estime...Bref se reconnecter à nous même ! La solution est dans la prévention profonde et nous pouvons y arriver.
Lise Bourbeau, écrivaine canadienne, parle aussi d'une piste intéressante pour de pas oublier ce qui nous guide dans nos actions de vie. C'est le mot TRAHI, c'est un anagramme. Il détient les cinq blessures primaires qui nous déstructurent et nous forcent à porter des masques pour compenser et survivre. Ces masques conditionnent nos vies que nous le voulions ou pas. Les identifier vous aideront à comprendre vos agissements et changer. Vous vous y reconnaitrez forcément.
Ces cinq blessures sont  :
Trahison
Rejet
Abandon
Humiliation
Injustice

La solution réside donc dans la prévention, mais pas n'importe quelle prévention. Une prévention de fond, une prise de conscience que nous devons nous reconnecter à nos valeurs humaines. Un enfant est fondamentalement bon, un bébé de quelques mois choisi un gentil nounours qui aide, qu'un autre nounours qui détruit. Nous devons avoir une scolarité dès le plus jeune âge qui prend en compte ce que je vais appeler "la connexion à soi".  Nous devons avoir inclus dans toutes nos principes d'apprentissages pour enfants, adolescents ou adultes, cette matière. "La connexion à soi". Elle peut être enseigner via diverses conceptions et sciences. Sa didactique ne serait pas si compliquée à mettre en place.

F - CONCLUSION et quelques pistes de réflexions

 

Après le burn out, arrive déja le bore out (l'ennui au travail), et si ca existe ! , puis viendra finalement le "be out" l'impression d'avoir une existence sans utilité...bref le sens que nous donnons à nos vies et qui est en fait un des besoins fondamentaux qui construit notre identité à partir d'une période de vie ou suite à un accident qui vous fait prendre conscience de ce qui compte réellement pour vous.

 

J'aimerais vous inspirer un oeil critique à la lecture de ce travail, le fait de relire les extraits et de voir à quel point beaucoup d'individu reporte la faute sur tout leur environnement extérieur ( pro et perso) sans jamais se remetre eux même en question. Maslow et sa pyramide des besoins nous indiquait déja la piste à suivre. Le potentiel de notre cerveau et ses effets somatiques via des pathologies même lourdes est lié à nos émotions. Le neuropsychiatre Henri Baruk dans son livre impressionnant "Des hommes comme nous" dit qu'il a soigné quantité d'hystéries par la suggestion. Des hystéries collectives mêmes, consécutives à une rupture émotionnelle la plupart du temps. "La suggestion est à la fois la cause et le remède du mal". En clair vos interprétations de vos perceptions.


Le QI est devenu obsolète, il est temps de focaliser sur l'intelligence émotionnelle. Il est temps d'enlever les masques, d'assumer positivement en expliquant le pourquoi, de vivre vrai, d'avouer nos sentiments et ressentis. La bienveillance doit certes être enseigner car certain en sont dépourvus mais il faut surtout la faire ressentir. A mon échelle de professeur de danse et avec mon expérience de vie ou j'ai vécu certaines des cinq blessures primaires et un accident de vie grave car je n'ai pas écouté mon inconscient, j'ai décidé alors d'être moi même en toute circonstance, de respecter mes valeurs, d'écarter les gens toxiques de ma vie, de privilégier ce qui m'attire et nourrit mon âme et mes envies. J'enseigne une danse de couple avec un aspect fondamentalement différent, le ressenti. Actionner notre corps selon les énergies que l'on ressent et non parce que l'on pense savoir qu'il faut faire ca...La danse n'est pas que chorégraphie !
Ca paraît simple et pourtant...c'est la base d'une prise de conscience, d'une estime de soi retrouvée, d'une confiance en soi, d'une acception de l'imperfection et d'une non maîtrise de nombreux paramètres.


Le burn out est le reflet de notre incapacité mais aussi de notre refus de nous comprendre nous-même. En amont comme en aval, travailler dans un environnement bienveillant est surement source de moins de profits mais tellement plus bénéfique pour les humains. La prise en charge de nos états d'âmes que propose ce projet de loi engendrera une spirale infernale qui sera un gouffre financier supplémentaire pour notre système et qui plombera drastiquement notre économie déja si affaiblie.
Enfin je dirai que moi si j'avais eu la chance de faire un burn out, oui la chance ! Et bien je n'aurais certainement pas fait d'infarctus. Un burn out est l'expression directe du fait que vous avez atteint vos propres limites ! Votre corps vous le hurle et vous refusez de l'entendre depuis des mois voire des années.  J'aurai pu prendre mon virage de vie assez tôt, me reconstruire intelligemment en me posant les bonnes questions pour au final prendre des décisions difficiles et compliquées mais éclairées par ce qui était le mieux pour ma préservation.

 

Sources :
La proposition de Loi de Mr Ruffin
http://www.assemblee-nationale.fr/15/pdf/propositions/pion0516.pdf
Les maladies professionnelles
http://www.inrs.fr/publications/bdd/mp#pathologie-classement
Article web : https://www.lci.fr/sante/le-projet-de-loi-de-ruffin-sur-le-burn-out-rejete-a-l-assemblee-pourquoi-la-france-reste-a-la-peine-2076802.html
Article Web : http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/10/27/pourquoi-le-burn-out-n-est-pas-reconnu-comme-une-maladie-professionnelle_5207038_4355770.html
Article Web : https://lentreprise.lexpress.fr/rh-management/droit-travail/10-000-accidents-du-travail-psychiques-reconnus-par-an_1976566.html
Article Web : https://medium.com/@annelaure.freant/burn-out-à-létranger-pourquoi-tout-le-monde-sous-estime-la-difficulté-de-l-adaptation-51b8d6dc992d
Article web : https://lentreprise.lexpress.fr/rh-management/management/travailler-chez-google-n-a-pas-que-des-avantages_1721795.html
Article web : https://www.cadremploi.fr/editorial/formation/management-developpement-personnel/detail/article/manager-comment-gerer-un-burn-out-dans-son-equipe.html
Article Web : https://www.cadremploi.fr/editorial/formation/management-developpement-personnel/detail/article/booster-l-engagement-de-son-equipe-en-devenant-un-manager-a-l-ecoute.html
Article Web : https://www.cadremploi.fr/editorial/formation/management-developpement-personnel/detail/article/peut-on-vraiment-se-former-au-management-bienveillant.html
Article Web : https://www.cadremploi.fr/editorial/actualites/actu-emploi/detail/article/great-place-to-work-2018-les-entreprises-de-50-a-500-salaries-laureates.html
Article Web : https://www.jobat.be/fr/articles/pourquoi-le-burnout-est-un-phenomene-nouveau/
Article Web : http://www.psychologies.com/Travail/Souffrance-au-travail/Burn-out/Articles-et-Dossiers/Burn-out-4-facons-de-se-proteger

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